À deux doigts du prix Nobel

En France, deux méthodes de calcul sont appliquées pour les GES : l’inventaire national des émissions et l’empreinte carbone… À laquelle se fier ?

 
Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 26
Tout d'abord…
À droite, la débandade écolo !
 
Le suspense est palpable, l'attente explosive… Après quatre (longs) débats télévisés entre les cinq candidats, nous connaîtrons ENFIN ce samedi le nom du champion Républicain pour la présidentielle ! Une certitude demeure cependant : nos Avengers de la droite ne brillent guère par leur fibre écolo. Le média Reporterre a comptabilisé le temps de parole accordé aux sujets qui nous intéressent pendant les trois premiers débats, et (méga-surprise) ce n'est franchement pas jojo 10 secondes sur la biodiversité et 16 micro-minutes minutes sur le climat, contre quasiment une heure sur l'immigration et 1h30 sur la sécurité… En même temps, ce n'est pas très surprenant : voilà des mois que les poulains de LR s'écharpent à coup de formules creuses comme « l’écologie doit être populaire et accessible à tous », comme le plastronne l'amoureux des éoliennes Xavier Bertrand, pendant que Valérie Pécresse lui rétorque sans sourciller qu'elle est « plus écolo que les écolos ». Philippe Juvin, quant à lui, expliquait il y a quelques mois que « l’écologie, c’est concilier la protection du vivant et l’activité humaine », alors que le pro-chasseurs Éric Ciotti a une peur bleue des affreux « militants d’extrême-gauche » (à savoir, les Verts). Et Michel Barnier ? Celui qui fut ministre de l’Environnement en 1993 (archives à l'appui) semble un poil plus engagé que ses petits camarades de classe : « L’écologie n’est pas une lubie de quelques scientifiques (…) C’est beaucoup plus grave que cela ». Allez, une gommette pour Michel !
 
On ne vous surprendra pas non plus en vous expliquant que les lacunes des différents candidats sont également l’histoire d’un héritage. En 2017, François Fillon mentionnait à peine quelques mots sur le climat, pas mieux que son ancien boss Nicolas Sarkozy en 2012, qui n'avait accordé que deux phrases au sujet sur les 44 pages de son programme. Dix ans plus tôt, Jacques Chirac martelait le célèbre « notre maison brûle et nous regardons ailleurs »Lequel avait ajouté, et l’on s’en souvient moins : « faisons en sorte que le XXIe siècle ne devienne pas celui d’un crime de l’humanité contre la vie ». Et si lui aussi enregistre un bien maigre bilan écolo, on se dit que ses héritiers pourraient au moins (et vingt ans plus tard) écouter les sages paroles de Chichi !
 
De notre côté, on vous propose une petite plongée sans chichis dans :
- La comptabilité des émissions de gaz à effet de serre
- L'arnaque de la pub verte et responsable
- Le spectre de Sheldon
- Les villes éponges en Chine
 
Excellente semaine à tous et écrivez-nous ici (si vous en avez envie, bien sûr). Bonne lecture !