Bon appétit

Vous les connaissez certainement, ces projets de compensation carbone qui font de la reforestation un argument phare des politiques environnementales. Seulement, on va vous le dire tout de go : planter des arbres ne fera pas de nous des héros du climat…

 
Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 06
Tout d'abord…
La saison des clashs
 
La crise environnementale et climatique, c’est l’occasion pour de nombreuses personnalités politiques de se pavaner, de s’indigner, voire de se taper dessus, parfois de façon très violente, idéalement via une rafale de tweets cinglants ou quelques piques balancées sur un plateau télé ! Avec le retour des beaux jours, on assiste donc à ce qui s’apparente à une véritable saison des clashs autour de la thématique écologique. Et c'est l'animateur télé Stéphane Bern, qu'on ne savait pas vraiment être un expert du sujet, qui a ouvert les hostilités dans une tribune houleuse dans laquelle il dénonce le « diktat éolien », « un mensonge » et « une négation de l’écologie » dézinguant ouvertement Barbara Pompili. Ce à quoi la ministre de la Transition écologique (qui nous expliquait encore il y a quelques jours que, l'écologie, « il faut y aller tranquillement »), a dégainé son fusil : « On est dans une hystérisation du débat sur les éoliennes… Quand je lis que les éoliennes ne seraient pas renouvelables, c’est comme dire que la terre est plate ». BIM.
 
De son côté, Audrey Pulvar a elle aussi sorti le bazooka pour tirer à boulets rouges sur Valérie Pécresse, qui n'aurait « rien compris à l’écologie ». Rappelons que la présidente de la région Île de France l’a un peu cherché quand même, vu qu’elle passe son temps à dire que la gauche et EELV sont des incapables, et qu’elle se bat quant à elle pour une « écologie des réalités », a contrario de la fameuse « écologie punitive ». Re-BIM.
 
Et le meilleur pour la fin : la membre du Congrès américain et représentante démocrate Rashida Tlaib, qui, dans une démonstration implacable a cloué le bec aux patrons des plus grandes banques américaines (JP Morgan Chase, Wells Fargo, Morgan Stanley, Citigroup…), et révélé que ces derniers n’y connaissent absolument rien en matière de racisme environnemental. Re-re-BIM !