Ça chauffe

C’est une guerre sans nom qui fait rage, avec à son origine un énorme mensonge : celui selon lequel Joe Biden prévoirait de limiter la consommation individuelle de viande rouge de 90 % au cours de la prochaine décennie…


Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 02
Tout d'abord…
Le grand scrabble du référendum
 
C'est bien connu, nos chers politiques sont des amoureux des mots. Et le référendum sur le climat, ils ont bien l'intention de le jouer au Scrabble. Rappelons qu’Emmanuel Macron avait promis d’ajouter à l’article 1 de la Constitution la phrase suivante : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et la lutte contre le changement climatique » (avec « garantir », en 8 lettres). Ce qui n’a pas manqué d’agacer nos amis sénateurs (en majorité LR – et qui doivent valider le texte pour que celui-ci soit soumis à référendum) : ces derniers n'ont qu’un seul (autre) mot à la bouche, « préserver » (en 9 lettres cette fois-ci). Il semblerait que la bataille des mots ait bel et bien commencé ! Forcément, du côté du gouvernement, ça a bardé : Éric Dupond-Moretti « assume » l’emploi du verbe garantir, et Barbara Pompili marque des points supplémentaires en expliquant que personne ne va « enterrer » (en 8 lettres) l’écologie, mais que c'est désormais aux sénateurs « de transformer l'essai ». En combien de lettres, du coup ?
 
Vous l'aurez compris : derrière cette dispute lexicale se cachent (en réalité) des désaccords politiques qui n’ont absolument rien à voir avec la crise climatique. Un jeu de dupes, comme l'explique le député écologiste (repenti LREM) Matthieu Orphelin : « La manip, depuis le départ, c’est de dire qu’ils sont les gentils qui veulent agir pour l’écologie, et que les méchants du Sénat ne veulent rien faire. C’est grossier. » Manu et Barbara, on ne vous félicite pas !