Ça commence à bien faire

On nous dit, on nous le redit, on nous le rabâche : « il y a urgence ! ». Au Sommet de Rio en 1992 déjà, une jeune fille de 12 ans alertait le monde sur les dangers du dérèglement climatique et l’inaction des gouvernements et des grandes industries dans un discours poignant…

 
Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 03
Tout d'abord…
Des étiquettes pour sauver la planète
 
Avis à la population : Barbara Pompili s'attaque à nos étiquettes Pas peu fière du projet de loi Climat et résilience (adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale, mais très critiqué – ce n’est un secret pour personne), la ministre de la Transition écologique nous explique que la solution viendra du consommateur lambda, qui, vaillamment éclairé par la mise en place du très disruptif score carbone sur l’étiquetage des produits, pourra ainsi adapter sa consommation à bon escient : « Quand les gens vont acheter leurs produits, ils auront une étiquette, qui leur dira si c’est bon ou si c’est mauvais pour l’environnement ». Voilà qui en jette !

Rappelez-vous : en décembre déjà, Emmanuel Macron avait donné le ton en annonçant vouloir créer rien de moins qu’un Yuka du carbone. Depuis, c’est un véritable feu d’artifice d’étiquettes colorées qui s’abat sur nos emballages pour guider nos choix… Au risque de nous faire porter le chapeau ? Sur le modèle du nutri-score (qui, on le rappelle est facultatif, cf. Coca, Kraft ou Lactalis, toujours fermement opposés à sa généralisation, allez savoir pourquoi !), l'indice de réparabilité s'affiche depuis janvier sur tous les produits électroniques, afin de lutter contre l'obsolescence programmée. Et ce n'est pas tout : c'est désormais au tour du « toxi-score » de faire une entrée (remarquée) sur les étiquettes de vos produits d'entretien préférés. Obligatoire dès 2022, il permettra d'« identifier la présence de substances chimiques dangereuses » dans les lessives, Paic citron et autres Destop…On ne va pas le nier : cette pluie de labels répond à un véritable désir de transparence et remplit une fonction d'information essentielle, certes. Mais, après lecture assidue du texte voté par les députés sur le score carbone, on découvre que les expérimentations pourront durer… jusqu’à 5 ans ! Autant vous dire que ce n’est pas demain la veille que vous saurez si votre paquet de chips est « bon ou mauvais pour l’environnement »… À moins que ?