En voiture !

Pourquoi une telle insistance sur la « bonne action » numérique ? Parce qu’elle participe d’une stratégie appréciée des entreprises : faire passer le poids de l’(in)action climatique sur les épaules des consommateurs, sans impacter leur business model…

 
Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 08
Tout d'abord…
Décroissance & fromage à tartiner
 
Alors que l’écologie se retrouve au centre de toutes les discussions après les scores (plutôt encourageants) des Verts aux élections régionales, l’examen du projet de loi Climat et Résilience poursuit son petit bonhomme de chemin au Sénat. C'est donc fait : la patate chaude est désormais entre les mains des sénateurs, comme n'a pas manqué de le rappeler la ministre Barbara Pompili. Et il faut croire que ces derniers ont pris la remarque très au sérieux, faisant valser les punchlines plus vite que l'éclairnotamment sur le volet « publicité », où il faudrait « faire confiance à l'intelligence des Français » plutôt que d'interdire la promotion des produits nuisibles (évidemment) ou encore sur les autocollants « Oui Pub » des boîtes aux lettres (compliqués et « stigmatisants »)… C'est pas gagné !

Un autre grand moment de l’examen du projet de loi a été amené par le sénateur Claude Malhuret, apparemment très en rogne contre les « bobos verts » qu’il n’a pas hésité à dézinguer dans une envolée lyrique à faire rougir Fabrice Luchini en personne : « La décroissance n’est pas que le mot d’ordre des verts, énième avatar de la haine du libéralisme, c’est aussi l’opium des bobos ». Et de poursuivre : « une brochette de stars kérosène, au bilan carbone le plus élevé de la planète », qui auraient signé une tribune « aussi subversive que du fromage à tartiner ». Décidément, ça (vache qui) rit bien au palais du Luxembourg en ce moment !