Une Wurst pour la planète

Pourquoi parle-t-on de greenwashing ? Si aujourd'hui l'expression est rentrée dans le langage courant, elle ne fête pourtant (que) ses 35 bougies cette année…

 
Climax
 
La newsletter plus chaude que le climat
Climax Vol. 13
Tout d'abord…
Une Wurst pour la planète
 
Votre été s’est bien passé ? Si parmi vous, certains se sont peut-être restreints sur l'avion quitte à enchaîner les TER, d'autres, comme le camarade Bezos, en ont plutôt profité pour faire du tourisme spatial et réviser le nom des étoiles. Une virée pas franchement écolo, qui n'a pas empêché le patron d’Amazon d'affirmer sans sourciller que ce vol avait « renforcé son engagement dans la lutte contre le changement climatique ». Évidemment ! Jeffrey, roi de la contradiction ?

Probablement pas autant que Gerhard Schröder, ex-chancelier allemand, qui n’a pas manqué de faire tout un tintouin sur les réseaux sociaux après avoir appris que Volkswagen retirait la Currywurst du menu de l'une de ses cantines pour limiter son impact environnemental. Et si la bonne vieille saucisse tranchée arrosée de curry reste servie dans les autres cantines du constructeur, la mesure n'est pas totalement anodine : en 2017, Volkswagen produisait plus de saucisses que de voitures… Qu'à cela ne tienne : pour protester contre cet affront à la bidoche et n'écoutant que son courage, le prédécesseur d'Angela Merkel s'est fendu d'un post Linkedin enflammé pour défendre son bout de gras, la fameuse « Wurst » donc, qu'il n'a pas hésité à décrire comme la « barre de vitamines de l’ouvrier allemand ». Carrément. Une envolée lyrique grotesque qui n’est pas sans rappeler les élucubrations viandardes de certains députés américains très épris de leur burger, voire, plus près de chez nous, de leur steak frites. Sur ce, sortez le ketchup, et bonne rentrée à tous !